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L’OPPOSITION CONGOLAISE COMPLICE OBJECTIVE DE LA MOUVANCE KABILISTE PAR ABSENCE DES STRATÉGIES PARTICIPATIVES PROPRES.

L’OPPOSITION CONGOLAISE COMPLICE OBJECTIVE DE LA MOUVANCE KABILISTE PAR ABSENCE DES STRATEGIES ANTICIPATIVES PROPRES.
LA TRANSITION SANS KABILA UNE OPPORTUNITE DE S’AMENDER POUR SAUVER LA NATION.
I. L’Opposition congolaise à la traine des stratégies de la mouvance présidentielle au pouvoir.
1.1-. En l’absence des stratégies anticipatives propres, l’opposition congolaise est à la traine permanente des stratégies de la mouvance au pouvoir, fait le jeu continuel de ce dernier, le cautionne, le crédibilise, et s’en rend, objectivement, complice. Son action et son comportement sur le terrain en offre une vraie illustration. De ce fait, elle est collectivement responsable de son enlisement.
– Depuis les élections tumultueuses de 2006 ponctuées par le crépitement des armes en plein jour, à Kinshasa, la mouvance présidentielle a introduit, à la veille des élections de 2011, une modification constitutionnelle de scrutin présidentiel à un tour, en lieu et place de deux tours, sans une réaction significative de l’opposition.
– Depuis, 2011, alors que le Président Kabila, se trouve dans son deuxième et dernier mandat ; aux termes de la lettre et de l’esprit des dispositions contraignantes verrouillées de la constitution, l’opposition s’est prêtée, avec grâce, aux multiples stratégies du pouvoir en l’accompagnant dans son jeu de glissement, objectif poursuivi par le pouvoir.
– La campagne de révision de la constitution par référendum, en vue de faire sauter de la constitution les dispositions pertinentes y relatives ; la tentative de conditionner, dans une loi électorale, en 2015, l’organisation des élections au recensement général de la population, – nécessitant au moins cinq ans -, et les simulacres des concertations et des dialogues qui se sont succédés répondent à la même préoccupation stratégique principale de la mouvance présidentielle de comment assurer le maintien au pouvoir de la mouvance présidentielle au-delà du délai du mandat constitutionnel.
– Poursuivant et aiguisant la diversification planifiée de cette stratégie, la CENI – structure technique chargée de l’organisation des élections –, a muté en outil technique électoral au service et au profit du seul pouvoir pour la gestion des élections. Pour preuves : l’incorporation dans le processus électoral de l’utilisation de la ‘’machine à voter ‘’, – MACHINE A VOLER – , sans contrainte ni constitutionnelle ni de la loi électorale, de même que la confection et le maintien du fichier électoral vicié , comptant plus de six millions d’électeurs sans empreintes digitales, dénoncé, par ailleurs, par plusieurs observateurs indépendants dont l’OIF et par l’opinion générale du peuple.
Tout cela, dans un climat général de non décrispation politique, plantant ainsi en AMONT les conditions de doute : de non crédibilité, de non transparence du scrutin, partant d’un décor contestataire, et de rejet des résultats avant même le scrutin. Comment dans ces conditions et contexte peut – on être NAÏFS pour croire, un seul instant, qu’on va accepter en Aval les résultats dont en Amont on dénonce la planification d’une telle ampleur de tricherie ? ou que le peuple et toute opinion sensée comprendront que nous puissions dénoncer et contester, après coup, les résultats dont nous savions la tricherie planifiée à l’avance, en entrant dans le jeu?
II. La nécessité d’une autocritique collective responsable de l’opposition -. L’absence d’une autocritique collective responsable de l’opposition, au regard de l’histoire de sa lutte pour se projeter, aujourd’hui, efficacement sur le terrain en perspective de celle de demain, handicape considérablement l’impact de l’action de l’opposition sur le terrain.
-. L’Ego surdimensionné de certains, la naïveté, l’esprit affairiste excessivement partisan d’autres fragilisent la lutte de l’opposition et trahissent l’espoir du peuple.
-. Les leçons à tirer passent, notamment, par la nécessité de se doter à l’opposition de stratégies collectives propres qui lui permettent de garder la main de l’initiative de ses actions sur le terrain.
L’opposition aurait dû adopter, notamment, le principe d’une ligne rouge commune à ne pas franchir pour le dépôt des candidatures sans s’être mis, au préalable, d’accord sur les principes l‘engageant dans le sens de l’intérêt général, de la nation, du peuple et de la république ; tels que :
a. Enregistrer toutes les candidatures de l’opposition annoncées à la magistrature suprême, – démocratie oblige – ;
b. Demander à chaque candidat de présenter le programme de sa gouvernance pour relever les défis de la nation face à l’état de lieux calamiteux du pays.
c.- Sortir de ces divers programmes une mouture synthèse de l’orientation générale du programme commun vue par l’opposition, qui stopperait la tendance calamiteuse en cours, préparerait l’inversion de sens de l’évolution actuelle vers la mise sur les rails de progrès, divers domaines et secteurs de la vie nationale, dans un délai assez court, en privilégiant l’intérêt général du peuple, de la république et de la nation.
d.- Accompagner cette orientation générale par des priorités synthèses de défis et mesures appropriés dans tous les domaines et secteurs de la vie nationale, au regard de divers programmes des candidats, en y donnant une cohérence avec l’orientation générale adoptée.
e.- Se mettre d’accord sur : le coût du programme commun synthèse de gouvernance de l’opposition, les moyens de son financement, le rythme de son exécution et les voies et moyens de son contrôle.
f.- Adopter formellement, sur cette base, le programme synthèse ainsi confectionné comme programme commun de gouvernance du candidat de l’opposition.
h.- Adopter le principe d’une structure commune de campagne du candidat commun de l’opposition avec impératif de maîtriser les aspects importants garants de son succès, et témoignant l’implication et la solidarité de tous les candidats de l’opposition. La formule de la mise en commun des témoins formés devant être présents dans chaque bureau de vote, sur toute l’étendue du territoire national ; et la constitution d’une caisse commune des frais de campagne de l’opposition en sont parmi d’autres.
La cession, soit de la moitié, soit de la totalité, des frais – selon l’option qui allait être levée – que les candidats de l’opposition à la présidentielle étaient prêts à verser comme caution exigée lors du dépôt de leur candidature, à la CENI, allait constituer le fond initial de cette caisse. Un tel geste allait susciter, encourager et élargir une dynamique des mécènes au soutien à la candidature unique de l’opposition.
i.- Adopter les critères de sélection du candidat unique de l’opposition, à la lumière des leçons tirées, pour éviter de répéter les mêmes erreurs et qui aura pour mission de porter et de traduire en pratique le programme commun de l’opposition.
g.- Adopter le principe d’inclusivité et de représentativité équitable des forces de l’opposition et du changement dans la mise en œuvre du programme commun de gouvernance, dans tous les domaines et secteurs de la vie nationale, que le candidat commun de l’opposition aura mission de veiller à sa matérialisation, avec le concours, l’appui et l’accompagnement de toutes les forces du changement, le lendemain de la victoire au scrutin.
k.- Affirmer la volonté et l’engagement commun de l’opposition de participer aux élections comme, voie démocratique obligée d’accession au pouvoir d’Etat. La préparation et l’adoption de tout ce qui précède illustre sa détermination de cet engagement de bonne foi.
Mais, en même temps, l’opposition se doit d’être tout aussi claire pour dire : qu’il y a une seconde ligne rouge qu’elle ne peut franchir sans trahir le peuple. C’est celle de participer aux élections en l’état : avec la machine à tricher, avec le fichier électoral vicié et avec le climat politique non décrispé. A ce genre d’élections, elle ne participera pas. Le décor de tricherie étant déjà solidement et visiblement planté en Amont.
III. La Transition sans Kabila une opportunité de s’amender pour l’opposition et toutes les forces du changement.
Depuis 2013 l’opposition a, collectivement, de bonne foi ou par naïveté, laissé à la mouvance présidentielle l’initiative du terrain, avec pour conséquence de subir la posture de courir derrière ses stratégies, selon son rythme et son tempo. Elle se satisfait de contrattaquer sans stratégie propre qui conduise à l’objectif prioritaire de répondre à l’intérêt général du peuple.
Maintenant, appert l’impossibilité d’organiser les élections transparentes, crédibles, inclusives et apaisées le 23 décembre 2018. Le pouvoir reste sourd aux appels de sagesse et de responsabilité républicains l’invitant à favoriser la création des conditions d’apaisement et de restauration de confiance allant dans ce sens. Sans doute, attend- t- il la dernière minute, pour évoquer et prétexter l’impératif de création de ces conditions pour justifier la non tenue des élections et solliciter un nième dialogue dans l’esprit de sa stratégie de se maintenir au pouvoir? Et pourtant, le président sortant a consommé en nombre et en durée les mandats lui reconnus sur la base de la constitution d’une part, et sur la base des accords de concertations dialogues,- deux ans de bonus supplémentaires -, sans réalisation des élections, ni dans le délai constitutionnel, ni dans de celui des accords. Le président sortant ne saurait donc tenir en otage tout un peuple, l’endormir continuellement, en encourageant indéfiniment une culture de naïveté pour l’assujettir à son intérêt personnel et partisan, de glissement en glissement, de transition en transition, pour son maintien au pouvoir.
Face à une telle stratégie du pouvoir, l’opposition et toutes les forces du changement devraient opposer leur stratégie propre qui privilégie l’intérêt général du peuple de préparer les conditions d’organisation des élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées dans un climat de confiance restaurée entre le peuple et ses dirigeants.
Au CDPS, notre parti et à la CoPR, notre Plate-forme politique, depuis 2013, nous avons toujours dénoncé cette stratégie du pouvoir et refusé de cautionner les chémas de sa réalisation,- de se maintien au pouvoir par des successifs glissements.
Conclusion : Tirant les leçons de l’évolution de sa lutte, l’opposition responsable et les forces de vrai changement devraient mettre fin à leur naïveté, surseoir à leur égo surdimensionné et gommer leur esprit affairiste pour privilégier l’intérêt général du peuple et de la république.
Il appert donc qu’en l’état, la mouvance présidentielle, et son instrument technique de gestion électorale sont responsables de l’impasse actuelle. Ils ne sauraient bénéficier de quelconques justifications pour le report du scrutin et solliciter une prolongation, synonyme d’une transition qui continuerait à les maintenir au pouvoir. Ils sont les premiers responsables de la situation actuelle.
La transition attendue, est une transition sans Kabila qui travaillera à l’avènement des conditions pour les élections apaisées, inclusives, crédibles et transparentes. Celles qui apporteraient et contribueraient significativement et positivement à la paix et à la sécurité nationales, régionales et internationales au regard de la situation géostratégique, et des ressources diverses de notre pays.
Fait à Kinshasa le 28 Septembre 2018
Le Président National de CDPS
Et Président du Bureau Exécutif de la CoPR
François – xavier BELTCHIKA – KALUBYE
Ambassadeur Honoraire

Ci-après le document du Président National du CDPS, et Président du Bureau Exécutif de CoPR,appelant l’opposition à cesser collectivement d’être continuellement à la traîne des stratégies de la mouvance présidentielle, pour se donner les siennes propres qui lui permettent d’avoir l’initiative sur le terrain et de répondre aux attentes du peuple. .
Faites en une large diffusion.

Cabinet du Président National

ABSENCE DE STRATEGIE ANTICIPATIVE DE L’OPPOSITION ET TRANSITION SANS KABILA OPPORTUNITE DE S’AMANDER (1)