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Le CDPS Xavier Belchika: « Sachons tirer la bonne leçon de la naïveté affichée aux divers dialogues. La mouvance présidentielle n’est pas prête à lâcher prise »

Le CDPS Xavier Belchika: « Sachons tirer la bonne leçon de la naïveté affichée aux divers dialogues. La mouvance présidentielle n’est pas prête à lâcher prise »

Le report de la présidentielle en RDC pour 2019 n’a pas laissé indifférent le CDPS.
Son président national a réagi énergiquement en faisant parvenir son indignation à 7SUR7.CD.
Pour François-Xavier Beltchika Kalubye, il y a » une issue à l’équation de la crise montée par Kabila et ses affidés ».
L’ambassadeur honoraire appelle à l’unité des forces sociales et politiques autour des valeurs républicaines. Il est favorable à une transition sans Kabila à condition qu’une personne consensuelle soit choisie et qu’elle ne concourt pas à la prochaine présidentielle.
L’ancien haut cadre de l’UDPS exige aussi que tous ceux qui ont participé aux différents dialogues jurent de ne plus se faire prendre par une autre dialogue. L’opposition doit créer une dynamique pour établir un rapport de forces qui lui soit favorable pour venir à bout de « l’imposture Kabiliste », dit-il.
La mouvance Kabiliste n’est pas prête à lâcher prise, prévient-il. Il faut pour venir à bout se mettre ensemble, conseille-t-il

Il a exposé sa solution à la sortie de crise en 4 points que voici:

1.- De bonne foi ou par myopie politique, tous ceux qui ont cru dans les vertus de dialogues initiés et convoqués par le Président Kabila sont complètement désabusés. L’histoire retiendra qu’inconsciemment ou pas, ils ont fait le jeu de la mouvance présidentielle au pouvoir et ont contribué à l’imposture du » glissement » de Kabila.

2.- Jurer ne plus se faire prendre encore par un autre dialogue est, certes, une bonne chose en tant que manifestation d’éveil de conscience. Mais, se faire violence de dépassement de soi, par une autocritique sincère et salvatrice de toute l’opposition républicaine acquise au véritable renouveau, comme premier pas; et se constituer en plus large Front Commun de Forces Politiques et Sociales de Résistance Républicaine pour le respect : des principes et valeurs républicains, de la Constitution, de l’alternance démocratique au pouvoir, des engagements souscrits et de la parole donnée, dans la gestion des Affaires de l’État, en privilégiant, en toutes circonstances, l’intérêt général du peuple et de la nation, comme deuxième pas dans la bonne direction, ne serait-il pas mieux?

3.- De la sorte, l’opposition se donnerait les moyens de créer, d’entretenir et de soutenir une dynamique de rapports de forces en sa faveur, en phase avec l’attente populaire qui viendrait à bout de l’imposture Kabiliste.

4.- Le Temps, est venu, de la prise réelle de conscience de la véritable opposition dans sa diversité, au delà de ses structures réductrices en présence. Elle doit être à la hauteur des enjeux présents et en perspective. Sachons tirer la bonne leçon de la naïveté affichée aux divers dialogues. La mouvance présidentielle n’est pas prête à lâcher prise. Seuls, principalement, la synergie de rapports de forces impulsée par le dynamisme dudit Front Commun de Résistance Républicaine pour le véritable Renouveau, avec l’appui supplétif des pressions de la Communauté Internationale, contraindraient Kabila à lâcher.

Le CDPS est convaincu que c’est alors que pourrait intervenir la piste de solution présentée dans une de nos précédentes déclarations prévoyant une courte transition conduite par une autorité neutre, crédible, consensuellement choisie par les Forces Politiques et Sociales se retrouvant à cet effet pour assurer la continuité de l’État et amener le peuple aux élections mais, interdite de se présenter à la prochaine élection présidentielle; avec une CENI recomposée, un gouvernement resserré de Salut Public, les Institions électives hors mandat mises en congé et bénéficiant de l’appui de la Communauté Internationale – selon l’esprit des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’ONU et les recommandations de l’OIF et de l’UA; dans la mesure où pour cette dernière, elles n’énervent pas les profondes attentes du peuple.

Zabulon Kafubu